Hors bors, électricité, hydraulique et cordages
Quatre jours consacrés encore à l’entretien du matériel. Rien de particulier à dire sinon qu’on apprend plein de détails qui servirons forcement un jour.
Quatre jours consacrés encore à l’entretien du matériel. Rien de particulier à dire sinon qu’on apprend plein de détails qui servirons forcement un jour.
Cette dernière navigation avait pour objectif de nous préparer à l’examen du yachtmaster. En 2 parties, puisque la première semaine s’est passée à bord du plus petit voilier de la flotte.
Ce cours est sanctionné à la fin par un examinateur externe et donne droit à une licence radio sur les équipements suivants : VHS, DSC, MF, HF et Inmarsat C. L’objectif est clairement de pouvoir utiliser ces appareils afin de pouvoir lancer un signal de détresse quelque soit la position sur terre. Les ondes HF peuvent êtres émise y compris depuis les pôles.
Dans la série, j’entretiens mon outil de travail, nous sommes en plein dans les cours concernant les winches et les réparations bois et résines.
Nous voilà de retour à terre après notre 3ème phase de navigation. 12 jours de mer avec jamais moins de force 5, allant plusieurs fois jusqu’à 8; de la pluie tous les jours et des températures dignes d’un beau mois de novembre.
Journée un peu ennuyante. Entretien du moteur diesel. Contrairement à la passionnante journée précédente, j’ai quasi failli m’endormir cet après midi, l’instructeur avait l’air de s’ennuyer autant que nous à lire sa présentation. Heureusement qu’il était aussi pressé que nous d’en finir et il nous a libéré à 15 heures. Dans quelques semaines, nous allons attaquer un vrai cours de mécanique diesel et j’espère que je vais enfin apprendre à aimer les moteurs.
Ce cours était donné par un ancien toubib de la Royal Navy: Andy. Encore une fois, le niveau des instructeurs est particulièrement élevé. La matinée a commencé par une révision des gestes de sécurité de base. Pratiquement tout le monde avait des bases de secourisme, mais ça fait quand même du bien de les ré-appliquer sur un “Dummy”. Ensuite, le reste de la journée c’est passé à passer en revue l’ensemble des accidents potentiels et autres maladies qui peuvent se passer à bord d’un yacht. Et comment réagir le moins mal possible. Le tout était organisé à la façon d’une discussion ouverte, mais admirablement mené par l’instructeur.
En fin de journée, nous avons débordé sur un sujet plus grave, mais qui peut nous arriver à tous, les responsabilités du skipper en cas de décès à bord…
C’était le dernier cours STCW95 et nous concluons ainsi les 5 cours obligatoires pour pouvoir travailler à bord d’un navire. Petite déception tout de même, le cours de 5 jours prévu sur les soins médicaux en mer à été supprimé. Sans raison officielle pour l’instant.
Nous venons de passer 3 jours intensifs d’entrainement au Radar. Encore un jour et nous serons qualifiés “RYA Radar Certificate”. Après une journée de cours plutôt théorique sur le Radar en général ainsi que plus précisément ceux utilisés ici dans la salle de simulation, nous faisons notre entrainement sur des simulateurs de passerelles (5 au total plus celle de l’instructeur) où nous sommes confrontés en temps réel à différents scénario que l’instructeur a préprogrammés. Très intéressant par exemple de se retrouver à la passerelle d’un yacht de 23 mètres pour traverser le Pas-de-Calais avec 50 mètres de visibilité et 15 mega-monstres fonçant à 25 neuds.
L’instructeur, Douglas, un ancien commandant de la Royal Navy, est plutôt habile pour nous inventer des situations particulièrement tordues mais qui selon lui sont monnaies courantes dans tous les détroits du monde.